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Climat, énergie : Cap vers les solutions d'envergure
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Le Parlement soutient la mise en place
d’un Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des renouvelables
En adoptant par une majorité de 343 voix pour, 11 contre et 11 abstentions, jeudi 13 mars à Strasbourg, le rapport d’initiative de Claude Turmes (Verts, luxembourgeois), le Parlement européen a apporté son soutien à la proposition de la Commission européenne visant à mettre en place un Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (GEEREF).
Au cours des décennies à venir, le monde en développement devra lui aussi relever le défi énergétique et climatique : selon le rapport Stern et les études du GIEC, les pays les plus démunis devraient subir les pires effets du réchauffement alors qu’ils ont la plus faible capacité de s’adapter à ces effets ; parallèlement, l’accès aux services énergétiques modernes est un problème majeur pour eux.
Le développement des renouvelables et les économies d’énergie dans ces pays vont donc jouer un rôle capital dans l’accès aux services énergétiques modernes et contribuer aux efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la croissance des besoins énergétiques allant de pair avec le développement des économies émergentes.
Ils auront également des retombées positives pour toute la planète en matière de sécurité énergétique et permettront d’éviter que les revenus que les pays les moins développés tirent de leurs exportations ne soient complètement absorbés par l’augmentation du coût des énergies fossiles, souligne l’exposé des motifs du rapporteur. D’où le rôle essentiel, à cette fin, du GEEREF qui vise à mobiliser les investissements du secteur privé dans les technologies énergétiques propres dans les pays en développement.
Soulignant la nécessité que ce fonds bénéficie aux technologies et aux pays où son apport peut être le plus fructueux, le PE soumet donc ses exigences sur les choix des investissements et identifie les pays prioritaires. Il plaide pour que toute aide en faveur de projets et leurs choix technologiques soient subordonnés
au respect de critères de durabilité « exhaustifs ».
Il appelle à donner la priorité aux projets de petite envergure, qui attirent difficilement l’investissement privé. Selon lui, le seuil d’éligibilité des projets fixé à 10 millions d’euros
devrait être revu régulièrement par la Commission et au moins un tiers des crédits disponibles devrait être réservé aux projets de petite envergure au coût inférieur à un million d’euros.
Il encourage en particulier les investissements adaptés aux populations rurales pauvres comme l’électrification par énergies renouvelables, les chauffe-eau solaires, les pasteurisateurs et
cuisinières solaires, les pompes éoliennes...
En revanche, il s’oppose au soutien de projets de grande envergure de plus d’un million d’euros qui font appel aux sources d’énergie
traditionnelle, à la combustion combinée de biomasse dans les centrales au charbon, à l’utilisation à petite échelle des combustibles fossiles (groupes électrogènes diesel) ou à la production à
grande échelle d’agrocarburants.
En outre, il regrette que le financement minimal proposé pour la contribution du GEEREF - 100 millions d’euros avec une contribution limitée à 15 millions d’euros respectivement pour 2007 et 2008
- soit « nettement insuffisant » pour réaliser l’objectif du fonds.
Enfin, le PE souligne que le GEEREF doit répondre en priorité aux besoins spécifiques des PMA et aux interventions qui ont fait état de liens étroits avec la réduction de la pauvreté.
Sources : http://www.europe-international.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=934
et dépêche de
presse du Parlement européen.

