Vendredi 27 juin 2008

Airbus mise sur les biocarburants de deuxième génération.

(...) Le directeur développement durable de l’avionneur l’a déclaré hier lors d'une conférence sur l'aviation et l'environnement à Tokyo. « Il est hors de question que nous utilisions des biocarburants élaborés à partir de végétaux nécessaires pour nourrir l'humanité », a-t-il ajouté (...).
 

Suite:
http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/06/09/SmL2cbRGKwiH2/index.xml



Voir aussi:
http://objectifterre.over-blog.org/pages/Huile_de_microalgue-26221.html

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Jeudi 17 avril 2008

Des recherches ont actuellement lieu sur des algues microscopiques particulièrement riches en huiles et dont le rendement à l’hectare est bien meilleur que celui du tournesol ou du colza. L’utilisation à l’échelle industrielle de bioréacteurs à microalgues, qui piègent le CO2 et les NOx, est en pleine phase de développement aux États-Unis (...).

 Par votre serviteur ;)

Suite ici : http://www.greenfuelonline.com/news/Biofutur.pdf 

(article que j'ai initialement publié dans la revue Biofutur, N°255, mai 2005 et qui a ensuite été mis en ligne sur le site de www.GreenFuelOnline.com)

 

par Objectif Terre publié dans : Solaire - Photosynthèse (Biomasse)
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Samedi 12 avril 2008

 

Photo : Haies de Jatropha séparant les cultures, Népal. Himal Project.
http://www.lshtm.ac.uk/dcvbu/himal


Jatropha curcas
: l'or vert du désert


Par votre serviteur ;)


Jatropha curcas (également appelée pourghère, pignon d'Inde ou médicinier), est une euphorbiacée aux propriétés médicinales originaire d'Amérique centrale et aujourd'hui répandue dans le monde entier. Cultivée en Amérique centrale depuis l'époque pré-colombienne, elle est appelée bagani en Afrique, piñon de tempate, coquillo, coquito, ou encore cotoncillo dans le monde hispanophone et Pinhão de Purga ou Pinhão de Paraguai dans le monde lusophone (Brésil, Cap vert, Portugal). Le mot tempate dérive d'un mot náhuatl (la langue des aztèques) qui signifie médecine de la bouche, en référence à l'usage de la plante pour soigner des infections buccales.

Composition chimique et utilisations de la plante

Au marché des plantes médicinales de Ver-o-Peso de Belém, Brésil, cette plante est vendue mélangée avec la cucurbitacée Luffa operculata et utilisée lors de rituels afro-brésiliens. Le fruit, la graine, l'écorce et les racines contiennent de l'acide cyanhydrique, extrêmement toxique, ainsi qu'une lectine, plus précisément une toxalbumine très toxique appelée curcine, molécule proche de la ricine du ricin (les lectines sont des protéines qui ont la capacité de se lier à des glucides et qui sont utiles à la protection de la plante, par exemple contre les insectes). Les fruits (ainsi que les 2 ou 3 graines qu'ils contiennent) ont des propriétés contraceptives. L'écorce contient un saponoside stéroïdique. Au Gabon, les graines moulues et mélangées avec de l'huile de palme sont utilisées pour tuer les rats. Plusieurs intoxications sévères furent décrites dans la littérature chez de jeunes enfants mais tous eurent une issue rapidement favorable. Cependant, la très forte toxicité de la curcine rend toujours possible un décès par consommation de Jatropha curcas. Du fait de la mauvaise odeur que dégage la plante et de sa toxicité, les animaux ne la consomme pas et elle est donc utilisée, au Mali par exemple, pour faire des haies.

Jatropha curcas produit un fruit riche en huile (le fruit entier contient 25% d'huile et les graines 37%). L'huile est non siccative et est constituée des glycérides des acides stéariques, palmitique, myristique, oléique et linoléique, d'une résine amorphe et un sistostérol, d'un mucilage composé de xylose, rhamnose, acide galacturique et enfin de curcine.

L'huile qui peut être utilisée pour produire du carburant vert, des substituts d'huiles industrielles, du savon (avec de la soude caustique, ou, de manière plus rustique, avec des cendres de bananes brûlées), des bougies ou encore du vernis (après oxydation avec des oxydes de fer); Elle est par exemple utilisée pour l'éclairage public de rues près de Río de Janeiro et pour alimenter des groupes électrogènes de nombreux villages au Mali. Les fruits séchés et couverts d'huile de palme s'utilisent comme torches qui peuvent être utilisées même avec des vents puissants. L'huile est aussi utilisée comme purgatif, par exemple au Portugal (huile produite au Cap vert). A utiliser en très petite quantité, la méthode est radicale et la consommation d'une trop forte quantité est très dangereuse. Elle est aussi utilisée pour soigner des maladies de la peau et pour calmer les douleurs rhumatismales. Le latex possède également des propriétés antiseptiques.Un extrait éthanolique de Jatropha curcas a été confirmé in vitro et in vivo efficace contre la leucémie.

Le jus de la feuille a une couleur rouge et colore les tissus d'une couleur noire indélébile. L'écorce contient 37% de tanins qui donnent une couleur bleu obscur (le latex contient également 10% de tanins). Les tourteaux obtenus après extraction de l'huile par pressage à froid sont de très bons fertilisants (teneur en azote égale à celle des fiante de volaille). La plante est fixatrice d'azote (bactéries symbiotiques au niveau de son appareil racinaire). Détoxifiés, ils peuvent servir pour nourrir le bétail ou les volailles compte-tenu de leur teneur protéique élevée (55-58%). Cette plante qui pousse en zone tropicale aride ou semi-aride permet de lutter contre l'érosion des sols et est utilisée à cette fin en zone sahélienne, au Cap Vert et en Bolivie. A Madagascar, elle sert de tuteur pour la culture de vanille.

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Photo : haie de Jatropha curcas, Mali - http://www.jatropha.net

Jatropha : l'or vert du désert

L'énorme avantage écologique de Jatropha curcas dans la perpective d'une production en masse de carburants verts est que sa culture en zone aride n'entre pas en compétition avec les cultures alimentaires ou les forêts. Le développement des carburants verts classiques a un impact environnemental non négligeable : en Malaisie, des forêts très riches sur le plan de la biodiversité et habitat notamment de l'Orang outan sont détruites pour planter des palmiers à huile. Au Mexique le prix de la tortilla, aliment de base de la population, a flambé récemment du fait de l'achat du maïs par les USA pour produire de l'éthanol).

Le rendement moyen en huile avec Jatropha curcas est de 1892 litres d'huile pas hectare et par an mais des rendements 4 ou 5 fois supérieurs sont possibles (rendement en huile du Colza : 572 litres/ha/an ; du tournesol : 662 litres/ha/an; du soja : 446 litres/ha/an). L'Inde a lancé un programme de plantation à grande échelle de cette plante (ainsi que de Pongamia pinnata) et sélectionne actuellement les cultivars aux meilleurs rendements. L'objectif est de cultiver avec Jatropha curcas 11 millions d'hectares (à comparer à la perte annuelle de 2,4 millions d'hectares de forêt amazonnienne, notamment pour cultiver de la canne à sucre pour produire de l'éthanol). D'important projets ont également été lancés à Madagascar et dans d'autres pays africains (entreprise anglaise D1 Oils, entreprise israélienne Tom Investment, filiale de Madagascar Mineral Fields, etc.). A Madagascar, le litre d'huile de Jatropha est vendu entre 0,20 à 0,28 dollar. En Inde, il coûte 0,40 dollar.

Exigences écologiques de Jatropha curcas    
(paramètres climatiques et édaphiques dans les conditions naturelles) :

  • Précipitations annuelles : 300 à 1000mm (et plus si sol bien drainé)
  • Période sèche : 3 à 6 mois
  • Altitude : 0 à 1500 mètres
  • Température maximale moyenne du mois le plus chaud : 34°C
  • Température moyenne annuelle : 18 à 28°C

Où la plante croît-elle le mieux ? A une altitude inférieure à 1000 mètres, dans des secteurs arides ou humides, en plaine ou sur des collines, avec des précipitations de 600 à 1200mm et des températures de 18 à 28°C, même si elle peut être plantée sur des sites où la température moyenne mensuelle monte à 34°C. Elle aime les sols pauvres mais les préfère bien drainés. Des sols trop compacts limitent la croissance racinaire. Cet espèce au port arboré ou arbustif qui peut atteindre 8 mètres de haut produit des fruits pendant quarante ans environ et ses qualités insecticides et fongicides conduisent à un usage limité de pesticides. L'espèce peut être attaquée par Lagocheirus undatus, Panthomorus femorauts, Leptoglossus zonatus, Pachycoris torridus et Nezara viridula

O.D. 

Références :

Jatropha_plants

 

 

 

Pépinière de Jatropha curcas, Inde
http://www.jatrophaworld.org













par Objectif Terre publié dans : Solaire - Photosynthèse (Biomasse)
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Vendredi 28 mars 2008

Communiqué de presse de Shell : 
 
Shell et HR Biopetroleum construisent une usine pour
cultiver des algues pour le biocarburant

11/12/2007

http://www.shell.com/home/content/ch-fr/news_and_library/news/2007/biofuels_algae.html

 

 

Royal Dutch Shell plc et HR Biopetroleum ont annoncé aujourd’hui la construction d’une usine pilote à Hawaï pour cultiver des algues marines et produire de l’huile végétale qui sera transformée en biocarburant.
 

cyanotech-hawa--.jpgCette annonce marque une étape de plus dans l’effort constant de Shell pour développer une nouvelle génération de biocarburants à base de matières premières durables non alimentaires. Les algues sont très prometteuses car elles poussent très vite, sont riches en huile végétale et peuvent être cultivées dans des bassins d’eau de mer, ce qui permet de réduire au minimum l’utilisation de terre fertile et d’eau douce.

 

Shell and HR Biopetroleum ont formé une entreprise commune, appelée Cellana, pour développer ce projet, Shell étant actionnaire majoritaire. La construction de l’usine de démonstration sur la côte de Kona de l’île d’Hawaï va immédiatement commencer. Le site, loué au laboratoire Natural Energy Laboratory of Hawaii Authority (NELHA) se trouve près des sociétés commerciales spécialisées dans les algues qui servaient à l’origine à l’industrie de la nutrition et à l’industrie pharmaceutique. L’usine permettra de cultiver uniquement des espèces de micro-algues marines non modifiées dans des bassins découverts à l’aide de techniques de marque. Les souches d’algues utilisées proviendront d’Hawaï ou seront approuvées par le Ministère de l’Agriculture d’Hawaï. La protection de l’environnement local et de l’écosystème marin a été la préoccupation centrale de la conception de l’usine. Une fois que les algues seront moissonnées, l’huile végétale sera extraite. Les volumes de production modestes de l’usine seront utilisés pour faire des essais.

 

Un programme académique de recherche viendra en support au projet. Il permettra de passer au crible les espèces de micro-algues naturelles pour déterminer quelles sont celles qui ont le meilleur rendement et qui produisent le plus d’huile végétale. Le programme comprendra des scientifiques des universités d’Hawaï, du Mississippi du sud et de Dalhousie, en Nouvelle-Ecosse, Canada. L’avantage des algues réside dans leur croissance rapide. Elles peuvent doubler de volume plusieurs fois par jour et produire considérablement plus d’huile à l’hectare que des alternatives comme le colza, la palme, le soja ou le jatropha. De plus, les usines peuvent être construites sur des terrains côtiers qui ne conviennent pas à l’agriculture traditionnelle. Sur le long terme, les fermes aquacoles d’algues ont aussi la capacité d’absorber ou de « capturer » les rejets de CO2 directement à partir des installations industrielles telles que les centrales électriques. La démonstration de Cellana utilisera du CO2 en bouteille pour explorer ce potentiel. « Les algues ont un grand potentiel en tant que matière première durable pour la production de carburants de type diesel avec très peu de trace de CO2 », a déclaré Graeme Sweeney, Executive Vice-President Future Fuels and CO2 de Shell. « Cette démonstration sera un test important pour la technologie et pour la viabilité commerciale ».

 

« La technologie éprouvée d’HR Biopetroleum apporte une plateforme solide au développement commercial et au déploiement potentiel à travers le monde », a déclaré Mark Huntley, Directeur scientifique d’HR Biopetroleum. « L’expertise et l’engagement de Shell pour les biocarburants de prochaine génération complètent nos propres atouts et rendent ce partenariat vraiment collaboratif ». Royal Dutch Shell plc est constituée en société commerciale en Angleterre et au Pays de Galles, son siège social est situé à La Haye et elle est cotée à la bourse de Londres, d’Amsterdam et de New-York. Les sociétés Shell sont présentes dans plus de 130 pays et leurs activités comprennent l’exploration de gaz et de pétrole, la production et la commercialisation de gaz naturel liquéfié et de carburants synthétiques liquides produits à partir du gaz (technologie GTL), la commercialisation et le transport de produits pétroliers et de produits chimiques et des projets d’énergie renouvelable dont l’énergie éolienne, l’énergie solaire et les biocarburants. www.shell.com/aboutshell

 

HR Biopetroleum Inc plc est constituée en société commerciale dans l’Etat du Delaware et son siège social est situé dans l’Etat d’Hawaï. Elle a développé une technologie de production de micro-algues à grande échelle. Elle a été fondée par un groupe de scientifiques du domaine maritime de premier plan et elle est dédiée au développement de la technologie de production de biocarburants commercialement viables et socialement responsables. La société construit et exploite des usines de biocarburants à base d’algues qui utilisent les rejets de gaz des centrales électriques pour produire des carburants renouvelables et réduire les émissions de carbone. www.HRbiopetroleum.com

 

Notes à la rédaction :

  • Un kit de presse électronique, comprenant des images à télécharger, sera mis à disposition à l’adresse suivante : http://www.shell.com/announcement11dec
  • Royal Dutch Shell plc s’efforce de répondre aux mandats gouvernementaux concernant le biocarburant et, avec son expérience, son expertise et ses atouts, elle est devenue le premier distributeur mondial de biocarburants. La société travaille avec les producteurs de biocarburants pour garantir une offre rentable et exiger des garanties sociales et environnementales. La contrainte qui pèse sur le potentiel des biocarburants conventionnels réside dans le fait qu’ils utilisent des récoltes alimentaires. Shell est l’un des leaders dans le développement des biocarburants de prochaine génération, qui utilisent des matières premières biologiques non alimentaires, des procédés alternatifs et des carburants à hautes performances.
  • L’expression Cellana est utilisée par commodité pour désigner à la fois Cellana Inc. et Cellana B.V.
 
 

 

 


Plus d'informations sur les microalgues : 

> Un carburant à base d'huile d'algue
http://www.greenfuelonline.com/news/Biofutur.pdf

> An algae based fuel
http://www.greenfuelonline.com/news/algaefuel.pdf

> http://objectifterre.over-blog.org/pages/Huile_de_microalgue-26221.html 




Photo : bassins de culture des microalgues de la société Cyanotech, Hawaï
http://www.cyanotech.com
par Objectif Terre publié dans : Solaire - Photosynthèse (Biomasse) communauté : Amoureux de nature
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"Never doubt that a small group of thoughtful, concerned citizens can change the world. 
Indeed it is the only thing that ever has." - 
Margaret Mead

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"Si l'énergie utilisable a quelque valeur pour l'humanité, c'est dans la mesure où elle est aussi accessible. L'énergie solaire et ses sous-produits nous sont accessibles pratiquement sans effort (...) Nous devrions nous concentrer sur l'amélioration desutilisations directes de l'énergie solaire, la seule source propre et essntiellement illimitée (...) Bien sot serait celui qui proposerait de renoncer totalement au confort industriel de l'évolution exosomatique. L'humanité ne retournera pas dans les cavernes" - Georgescu-Roegen 
(considéré, à l'évidence à tord, comme le père de la "décroissance") 

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"It is a revolutionary idea to use the af
fluent sun energy especially in the deserts of Africa and Arabia for the production of clean energy, that can alsobe transported to developed countries in the North. A new development paradigm would  be the consequence for Africa on the one side and for the climate targets in Europe on the other side.This is what makes DESERTEC fascinating" - Klaus Töpfer, Directeur du programme des Nations-Unies pour l'environnement - Trecers.net, Novembre 2007.
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