Terre des Enfants, des Femmes et des Hommes

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solaire-concentre.jpgLe soleil baigne la terre d'un flux énergétique colossal et illimité à l'échelle de temps de l'humanité. Voici plusieurs milliards d'années que les organismes photosynthétiques  tirent profit de cette énergie, la convertissent en énergie chimique (sucres, protéines, lipides) et sont à la base de la totalité des écosystèmes tant en milieu marin qu'en milieu continental. 

Les énergies dites fossiles (charbon, pétrole, gaz) sont des dérivés de cette biomasse formée il y a plusieurs centaines de millions d'années. Elles ont permis à l'humanité d'atteindre son niveau de développement actuel. Mais ces énergies sont épuisables et leur combustion génère des gaz à effet de serre dont la libération rapide dans l'atmosphère modifie aujourd'hui le climat et perturbe les activités humaines. Un nouveau système énergétique est à construire et ce chantier qui commence est une réelle opportunité pour l'emploi et le business écologique. 

Le premier pari d'ObjectifTerre est que les déserts d'aujourd'hui (Thar en Inde, Gobi en Chine, Sahara en Afrique du nord, Néguev en Israël, Kalahari en Afrique du sud, Atacama au Chili, Sonora au Mexique, Mojave aux USA, déserts australiens, désert d'Arabie etc.) seront les principaux (et bien sûr pas les seuls) centres énergétiques du monde de demain.  Ceci en premier lieu grâce aux technologies du
solaire à concentration et à la technologie HVDC pour transmettre l'électricité sur de longues distances avec très peu de pertes, et en second lieu grâce à la culture de microalgues et de plantes oléifères adaptées aux zones arides telles que Pongamia pinnata et Jatropha curcas, capteurs naturels de l'énergie solaire via la photosynthèse. Centres énergétiques, mais aussi centres hydriques : une partie de la chaleur des centrales solaires à concentration peut être récupérée pour produire de l'eau douce grâce à des techniques de desalinisation de l'eau de mer (cogénération). L'énergie produite par une centrale solaire CSP de 1km2 est suffisante pour produire, à partir d'eau de mer, 165 000 m3 d'eau douce par jour en moyenne annuelle.
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Pour l'Europe, au niveau énergétique, la solution est très vraissemblablement dans un mix comme celui indiqué ci-dessous;
L'Allemagne a démontré la faisabilité d'un mix énergétique avec 100% d'énergies renouvelables. La richesse des énergies renouvelables, c'est leur diversité et leur complémentarité.

Solaire-a-concentration--carte-copie-1.jpg- Efficacité énergétique (isolation des bâtiments, passage au moteur électrique dont le rendement est de 90% au lieu de 20% pour le moteur thermique à pétrole) : 20%  -"produit" en Europe  
- Solaire à concentration CSP : 20% - produit en Europe du sud : Portugal, Espagne, Italie, Croatie, Serbie, Monténégro, Albanie, Grèce, Chypre - et en Afrique du nord : Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie et Egypte
- Eolien onshore et offshore : 15%  - produit en Europe 
- Biogaz-électricité (valorisation des boues des stations d'épurations, des déchets organiques ménagers et de l'industrie agroalimentaire, des déchets agricoles végétaux et animaux etc.) : 15% - produit en Europe à 80% 
- Biocarburants à base d'huile de Jatropha, de Pongamia, de microalgues et éthanol cellulosique  : 10% 
 - produit en partie au niveau de la ceinture solaire mondiale - Utilisation pour les camions, les bulldozers, les tracteurs et les avions long courrier
- Hydroélectricité : 10% - produit en Europe
- Photovoltaïque : 5%
 - produit en Europe
- Géothermie : 4%
- produit en Europe
- Energies de la mer (houle, courants, marée) : 1% - produit en Europe
Total : 100%

Et chaque région du monde a ses spécificités. Pour les pays de la ceinture solaire (USA, Chine, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie etc.), on peut envisager un système énergétique fonctionnant avec au minimum 60% de solaire à concentration. Selon David Mills, expert international spécialiste du solaire à concentration, 
une production de l'électricité des USA à base de 90% de solaire concentré est tout à fait envisageable.


Le second pari : c'est grâce aux forces du marché (et non contre le marché) que nous pourrons résoudre les défis climatiques et énergétiques auxquels nous commencons à être confrontés aujourd'hui. Doit-on pour autant abandonner notre avenir aux forces brutes du marché et risquer de se noyer dans les logiques de court terme  ? Certainement pas ! Le rôle de l'état est d'orienter le marché, de dompter ce fauve qui peut faire des carnages tant au niveau écologique que social. Et le rôle des scientifiques et des ingénieurs est de domestiquer la technique sauvage pour reprendre l'expression du philosophe Hans Jonas dont la réflexion est à mon sens vraiment utile aujourd'hui à l'heure des choix énergétiques pour construire la société post-pétrole : "Le Prométhée définitivement déchaîné, auquel la science confère des forces jamais encore connues et l'économie son impulsion effrénée, réclame une éthique qui, par des entraves librement consenties, empêche le pouvoir de l'homme de devenir une malédiction pour lui (...) Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre." - Hans Jonas, Le Principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique, 1979.

Grâce au solaire sous toutes ses formes (CSP, PV, éolien, biomasse, hydroélectricité...), au choix de matériaux s'intégrant facilement dans les grands cycles naturels et à base d'éléments abondants sur terre (Si, Fe, Al, C etc.), au génie du recyclage des éléments rares et/ou potentiellement dangereux, à l'efficacité énergétique, à la créativité sans limite de l'homme et à sa capacité (parfois!) à agir avec sagesse, une croissante verte est possible sur une planète dont la surface est limitée.
                                                                                                                                          
                                                                                                          Olivier Daniélo
  


sun-copie-1.jpgUne gigantesque centrale à fusion est à la disposition de l'humanité : le soleil, composé à 74% d'hydrogène et dont le coeur est à une temperature de 16 millions de degrés. Toutes les 30 minutes, la Terre intercepte de cette centrale nucléaire  naturelle une énergie équivalente à celle que l'humanité consomme en une année.  Une énergie non dangereuse, durable, bien répartie et sans aucun déchets.  Une énergie que l'on sait convertir en électricité à un coût compris entre 4 et 14 centimes d'euros grâce aux technologies du solaire à concentration.

« Si l'énergie utilisable a quelque valeur pour l'humanité, c'est dans la mesure où elle est aussi accessible. L'énergie solaire et ses sous-produits nous sont accessibles pratiquement sans effort (...) Nous devrions nous concentrer sur l'amélioration des utilisations directes de l'énergie solaire, la seule source propre et essentiellement illimitée  (...) Bien sot serait celui qui proposerait de renoncer totalement au confort industriel de l'évolution exosomatique. L'humanité ne retournera pas dans les cavernes » Georgescu-Roegen (Georgescu-Roegen est considéré, à l'évidence à tord, comme le père de la "décroissance")" (...) 
 

  "(...) Une écologie qui prenne acte de l'économie de marché pour mieux la réguler.  (...) Une écologie de l'innovation, de l'excellence, de la précision, qui renonce à la paresse intellectuelle de la pensée dogmatique et rompt avec l'approximation. Une écologie qui préfère la réalité à la pureté, ce qui ne l'empêche pas de rêver et de faire rêver. Une écologie de l'envie et de l'enthousiasme, qui -sans pour autant être naïve- tourne le dos au catastophisme, à l'écologie de la privation, de la peur, de l'urgence et de la menace !  (...) Une écologie libérale aux plans politique, culturel et sociétal. Une écologie moderne résolument tournée vers l'avenir, un mouvement du développement durable qui assume pleinement le mot   développement. (...)" - http://www.horizonsecologie.net


 Dans Natural Capitalism, Paul Hawken, Amory Lovins et son épouse L. Hunter proposent une stratégie en quatre volets pour fonder le
capitalisme naturel:

1. Accroître radicalement la productivité des matières premières : L’utilisation plus efficace des ressources présente trois bénéfices importants: elle ralentit l’appauvrissement des ressources à un bout de la chaîne, diminue la pollution à l’autre bout, et peut abaisser le niveau mondial du chômage en offrant des emplois significatifs.
2. Pratiquer le biomimétisme [économie circulaire] : En imitant la nature, on peut éliminer jusqu’à l’idée même de déchet. Il suffit d’inventer des matériaux, des procédés et des produits qui permettront de former des boucles s’intégrant dans les grands cycles naturels et favorisant la constante réutilisation des matières premières et l’élimination des matières toxiques.
3. Instituer une économie de services et de location [ou économie de fonctionnalité] : Le capitalisme naturel appelle un changement fondamental dans les relations entre le producteur et le consommateur, un déplacement d’une économie de biens et d’achats en une économie de services et de location. Dans le capitalisme conventionnel, l’acquisition des biens donne une mesure de la richesse; dans le capitalisme naturel, la jouissance continue de la qualité, de l’utilité et de la performance des produits donne une mesure du bien-être.
4. Investir dans le capital naturel : Il est urgent de réinvestir dans la restauration, le maintien et l’accroissement de notre plus importante forme de capital - notre propre habitat naturel et les bases physiques de la productivité et de la diversité naturelles. (...) " -
Encyclopédie de l'Agora  
 


 "Nous devons nous organiser collectivement pour que les hommes  puissent agir et entreprendre avec le maximum de liberté, à l’intérieur des contraintes globales définies par les capacités des écosystèmes."  - Alain Granjean, Et si nous rendions le capitalisme durable?, mars 2007 (Alain Granjean est auteur, avec Jean-Marc Jancovici, du livre Le Plein s'il vous plait !, livre rédigé en 2005 et globalement très pertinent, notamment au niveau de la réflexion concernant le réchauffement climatique et le peak oil, mais qui sous-estime cependant très largement le potentiel des énergies renouvelables) 

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 "Nous devons nous organiser collectivement pour que les hommes  puissent agir et entreprendre avec le maximum de liberté, à l’intérieur des contraintes globales définies par les capacités des écosystèmes."  

Alain Granjean,
Et si nous rendions le capitalisme durable?, mars 2007 




"I'd put my money on the sun and solar energy. What a source of power!
I hope we don't have to wait 'til oil and coal run out before we tackle that."
  

Thomas Edison 
 
Immagini fiera e conferenza / Images fair and conference

"An entrepreneur is someone who dares to dream the dreams and is foolish enough to try to make those dreams come true."   
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Vinod Khosla

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